Maison charentaise avec panneaux solaires et solution de batterie virtuelle
Photovoltaïque 2026

Les panneaux solaires sont-ils encore rentables en 2026, sans prime et avec un rachat du surplus à 1,1 c€/kWh ?

Depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation a disparu et le surplus des nouvelles installations jusqu’à 9 kWc n’est plus racheté que 1,1 centime par kilowattheure. Les panneaux solaires restent néanmoins rentables lorsque la puissance et la valorisation du surplus sont correctement étudiées.

Calculer la rentabilité de mon projet

Publié le 22 juillet 2026 · Lecture : 7 minutes · Poly Énergie

Oui, les panneaux solaires restent rentables en 2026, mais le calcul a changé. Depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée et le surplus n’est plus racheté que 1,1 c€/kWh par EDF OA : la revente ne fait presque plus le rendement. La rentabilité repose désormais sur la TVA à 5,5 %, un bon dimensionnement et la valorisation du surplus, en autoconsommation, batterie physique ou batterie virtuelle. Bien conçue, une installation reste un investissement solide ; mal dimensionnée, elle cède son énergie d’été pour quelques centimes. Voici ce qui a changé et à quelles conditions le solaire reste vraiment rentable.

La réponse en trois points

Les panneaux solaires sont-ils encore rentables en 2026 ?

Oui, mais la méthode de calcul et le dimensionnement ont changé.

1

Le solaire reste rentable

La baisse de TVA et l’autoconsommation maintiennent des économies durables.

2

Le surplus doit être valorisé

À 1,1 centime par kWh, l’injection sans stratégie rapporte très peu.

3

Le dimensionnement est décisif

La bonne puissance dépend de l’usage prévu pour le surplus.

Ce qui a changé

Depuis le 5 juin 2026, l’ancien modèle de revente n’existe presque plus

L’arrêté du 1er juin 2026, qui modifie le dispositif « S21 », a profondément changé l’économie des nouvelles installations photovoltaïques. Jusqu’au 4 juin 2026, une installation jusqu’à 9 kWc bénéficiait d’un tarif de rachat du surplus de 4 centimes par kWh et d’une prime de 80 € par kWc, soit 720 € pour une installation de 9 kWc.

Depuis le 5 juin, la prime a été supprimée pour les nouveaux dossiers et le surplus est racheté 1,1 centime par kWh hors taxes. À ce niveau, la revente devient presque anecdotique.

Avant le 5 juin 20264 c€/kWhRachat du surplus.
Ancienne prime80 €/kWc720 € pour 9 kWc.
Depuis le 5 juin 20261,1 c€/kWhPrime supprimée.
Changements sur les installations solaires en 2026 : prime, rachat du surplus et TVA

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Le levier fiscal

La TVA à 5,5 % a réduit le coût des installations éligibles

Depuis le 1er octobre 2025, les installations résidentielles jusqu’à 9 kWc peuvent bénéficier d’une TVA à 5,5 %, sous réserve de respecter les critères réglementaires concernant notamment les panneaux bas carbone et le système de gestion de l’énergie, aussi appelé EMS. Il est donc nécessaire de vérifier les conditions de la TVA à 5,5 % sur le photovoltaïque avant de retenir le prix définitif du projet.

14,5 points

de TVA en moins à payer

Sur un projet de 9 kWc, l’économie obtenue est généralement bien supérieure aux 720 € de l’ancienne prime.

Batterie physique : elle reste assujettie à la TVA à 20 %. Une offre unique et indissociable associant panneaux et batterie peut même relever entièrement du taux normal selon la doctrine fiscale.
Le point décisif

Le dimensionnement dépend de la stratégie choisie pour le surplus

Deux foyers consommant la même quantité annuelle peuvent avoir besoin de puissances très différentes. L’étude des courbes Linky, des besoins de jour et de nuit, du taux d’autoconsommation attendu et du retour sur investissement permet de choisir la puissance en kWc et la stratégie réellement adaptées.

Avec batterie virtuelle

Vision annuelleÉté vers hiver

L’étude peut chercher une production proche de la consommation annuelle, après correction selon l’orientation, les ombrages, le rendement local et les frais du contrat. L’objectif est de constituer l’été un stock utilisable pendant les mois froids.

Sans batterie virtuelle

Mars à octobreCycles quotidiens

L’installation vise surtout les besoins valorisables de mars à fin octobre. Une batterie physique éventuelle est dimensionnée sur la consommation du soir et de la nuit afin qu’elle se recharge et se décharge réellement sur une journée type.

Une batterie physique doit travailler

Une capacité surdimensionnée qui reste pleine l’été ou réalise peu de cycles immobilise du budget sans produire d’économies proportionnelles.

Choisir la bonne stratégie de surplus
Fonctionnement de la valorisation du surplus solaire avec une batterie virtuelle

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Trois solutions

Comment valoriser le surplus photovoltaïque ?

Installer le maximum de panneaux sans analyser les courbes de consommation n’est plus une stratégie défendable. Le surplus doit être consommé, déplacé de quelques heures ou conservé économiquement pour plus tard.

Une batterie physique correctement dimensionnée augmente le taux d’autoconsommation en stockant l’énergie produite le jour pour le soir et la nuit. Elle doit être choisie selon les cycles réellement réalisables, et non selon la plus grande capacité disponible. La page dédiée permet de dimensionner une batterie solaire physique à partir des consommations du foyer.

SolutionFonctionAtoutLimite
PilotageDéplace les usages aux heures solaires.Faible investissement.Ne couvre pas la nuit.
Batterie physiqueStocke du jour vers le soir.Énergie locale, secours possible.Capacité limitée.
Batterie virtuelleComptabilise le surplus.Été vers hiver.Pas de secours en coupure.

Batterie physique et batterie virtuelle sont parfaitement cumulables

Il n’est pas nécessaire de choisir définitivement l’une contre l’autre. Une batterie physique peut couvrir les besoins du soir et de la nuit, tandis qu’une batterie virtuelle conserve économiquement le surplus restant pour les semaines ou les mois suivants.

Le cumul n’est toutefois intéressant que s’il est rentable. Poly Énergie peut comparer plusieurs simulations pour un même foyer : autoconsommation seule, batterie physique, batterie virtuelle ou combinaison des deux. Le choix est effectué à partir des consommations réelles, du surplus disponible et du coût total de chaque scénario.

Comparatif entre batterie physique et batterie virtuelle pour une installation solaire

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Comparer plusieurs simulations
Été contre hiver

La batterie virtuelle fait travailler le soleil d’été sur la facture d’hiver

Le principe est particulièrement adapté aux logements chauffés à l’électricité ou par pompe à chaleur. Ils consomment beaucoup en hiver, quand la production solaire est faible, et produisent leur plus gros surplus en été.

Avec un stockage virtuel illimité, ce surplus est comptabilisé puis récupéré plus tard en réglant les frais prévus par le contrat, notamment l’acheminement. Il ne s’agit pas d’électricité conservée physiquement, mais d’un mécanisme de comptabilisation.

Capitaliser sur le surplus de l’été

Avec une batterie virtuelle illimitée, le surplus d’été est comptabilisé puis récupéré en automne ou en hiver. Lors de cette restitution, le contrat peut facturer les frais d’acheminement, notamment le TURPE, ainsi que les contributions applicables. Pour comprendre précisément comment fonctionne une batterie virtuelle, il faut comparer le coût du kilowattheure restitué au prix complet de l’électricité achetée au réseau.

Deux acteurs français

MyLight150 et Urban Solar Energy : deux fonctionnements à comparer

Offre historique

MyLight150 MySmartBattery

MySmartBattery repose sur une capacité virtuelle choisie par le client. L’abonnement évolue selon cette capacité et commence actuellement à 12,99 € par mois pour 20 kWh. Un coffret connecté suit et pilote certains usages. MyLight150 propose aussi MyBattery, une offre illimitée plus récente, non développée ici.

L’entreprise a levé 100 millions d’euros en 2023. Son contrat est présenté comme sans engagement, mais les frais et conditions doivent être vérifiés avant souscription.

Stockage illimité

Urban Solar Energy

Urban Solar propose une capacité virtuelle illimitée, actuellement avec un abonnement de 1 € HT par kWc et par mois, des frais de mise en service et des frais lors de la restitution. Ce modèle répond bien aux surplus estivaux importants.

L’entreprise française existe depuis 2018 et Crédit Agricole Transitions Région est entré à son capital en 2026. L’offre est annoncée sans engagement.

Tarifs vérifiés en juillet 2026. Les offres et frais de restitution peuvent évoluer. Le calcul doit reprendre la grille contractuelle applicable au moment de la souscription.
Exemple d’étude

Secteur de Cognac : quand la consommation d’hiver change tout

Pour un foyer dont la consommation était fortement concentrée pendant les mois froids, une grande installation avec simple revente aurait cédé beaucoup d’énergie estivale à très faible valeur.

Le scénario avec batterie virtuelle faisait ressortir une économie annuelle estimée proche de 1 086 € pour 9 kWc, abonnement déduit. Ce résultat dépendait des consommations, de la production estimée et des tarifs retenus.

Impact d’une batterie virtuelle comparé au rachat du surplus par EDF OA

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Une estimation, pas une promesse

Le calcul exact est réalisé à partir des factures, des courbes Linky, de l’orientation, des ombrages et des conditions contractuelles.

Notre conclusion

Le solaire reste rentable, mais plus avec une solution standard

La réforme ne signe pas la fin du photovoltaïque. Elle signe la fin des projets conçus uniquement autour de la revente du surplus.

Une installation rentable repose désormais sur la bonne puissance, l’autoconsommation et une stratégie de stockage adaptée. Batterie physique et batterie virtuelle peuvent être utilisées séparément ou cumulées. Le cumul doit simplement être justifié par les économies supplémentaires qu’il apporte.

C’est pourquoi Poly Énergie peut réaliser plusieurs simulations pour un même projet afin de comparer objectivement l’autoconsommation seule, chaque type de batterie et la combinaison des deux.

En Charente-Maritime et en Charente, Poly Énergie intervient notamment à Saintes, Royan, Pons, Jonzac, Cognac et Angoulême. Il est possible de faire installer des panneaux solaires en Charente-Maritime après avoir comparé les scénarios de rentabilité adaptés au logement.

La confiance se mesure

Ce que disent nos clients

66 avis Google, note de 5/5.

Questions fréquentes

Rentabilité solaire 2026 : les réponses essentielles

Oui, à condition que l’installation soit correctement dimensionnée et que le surplus soit valorisé. La rentabilité repose désormais moins sur la revente à EDF OA que sur l’électricité consommée directement, la TVA à 5,5 % et le choix d’une batterie adaptée au profil du foyer. Une installation trop puissante sans solution de stockage peut céder une grande partie de sa production à 1,1 c€/kWh et allonger inutilement son amortissement.
Pour les nouvelles installations jusqu’à 9 kWc concernées par l’arrêté du 1er juin 2026 et le dispositif S21, le tarif initial de rachat du surplus est fixé à 1,1 centime d’euro par kWh hors taxes depuis le 5 juin 2026. Les contrats déjà conclus avant cette réforme conservent leurs propres conditions. À ce niveau, la revente devient un revenu secondaire et ne doit plus être le principal moteur du projet photovoltaïque.
Dans de nombreux projets de 9 kWc, l’économie liée à la TVA à 5,5 % est supérieure aux 720 € de l’ancienne prime. Le passage de 20 % à 5,5 % représente 14,5 points de TVA en moins à payer. Le taux réduit n’est toutefois pas automatique : l’installation doit respecter les critères réglementaires, notamment ceux liés aux panneaux bas carbone et au système de gestion de l’énergie.
Non, une batterie n’est pas indispensable dans tous les foyers. Une maison qui consomme beaucoup pendant les heures de production peut obtenir un bon taux d’autoconsommation grâce au pilotage du ballon d’eau chaude, de la piscine, de la borne de recharge ou des autres appareils. Une batterie devient pertinente lorsque le surplus est important et que les consommations se déplacent vers le soir, la nuit ou l’hiver. Son coût doit toujours être comparé aux économies supplémentaires.
Aucune solution n’est systématiquement la plus rentable. Une batterie physique stocke localement la production de la journée pour le soir et la nuit, avec une capacité limitée et un investissement initial. Une batterie virtuelle valorise davantage le décalage entre le surplus d’été et la consommation d’hiver, mais elle implique un abonnement et des frais de restitution, notamment l’acheminement. Les courbes Linky et plusieurs simulations permettent de comparer les deux modèles.
Oui. La batterie physique peut couvrir les besoins du soir et de la nuit, tandis que la batterie virtuelle valorise le surplus qui reste disponible sur une période plus longue, notamment entre l’été et l’hiver. Ce cumul n’est cependant pas automatiquement rentable. Poly Énergie peut simuler l’autoconsommation seule, chaque type de batterie et leur combinaison afin de vérifier si les économies supplémentaires justifient réellement le coût total du scénario.
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