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Actualité réglementation

Revente solaire : que change la loi publiée le 4 juin, applicable le 5 juin 2026 pour le photovoltaïque résidentiel ?

Le tarif de rachat du surplus passe à 1,1 c€/kWh. Ce que ça change vraiment pour votre projet solaire en Charente et Charente-Maritime.

Publié le 5 juin 2026 · Par Poly Énergie · 6 min de lecture

Depuis le 5 juin 2026, les règles de revente de l’électricité solaire ont changé. Le tarif d’achat du surplus baisse fortement, la prime à l’autoconsommation disparaît, et les petites installations résidentielles ne peuvent plus être pensées comme avant.

Mais ça ne veut pas dire que le photovoltaïque n’est plus rentable. Ça veut simplement dire une chose : aujourd’hui, la rentabilité ne vient plus de la revente. Elle vient de l’autoconsommation.

58 c€
Tarif de rachat en 2010
4 c€
Tarif depuis mars 2025
1,1 c€
Nouveau tarif juin 2026

Du solaire de revente au solaire d’autoconsommation

Il y a une quinzaine d’années, le photovoltaïque fonctionnait selon une logique très différente. En 2010, pour lancer la filière, l’État fixait le tarif de rachat à 58 c€/kWh. À cette époque, une installation 3 kWc pouvait atteindre 20 000 à 25 000 €. Le modèle tenait à la revente totale : on produisait, on revendait tout, on rachetait son électricité séparément.

Depuis, les deux curseurs ont évolué en parallèle. Les tarifs de rachat ont baissé, mais le prix des installations aussi — et bien plus vite. Ce même 3 kWc s’installe aujourd’hui autour de 5 000 €. Et l’électricité achetée sur le réseau coûte désormais beaucoup plus cher qu’avant.

Résultat : l’intérêt principal d’une installation solaire n’est plus de revendre sa production, mais de consommer directement ce qu’on produit. C’est cette logique qu’il faut bien comprendre avant de juger la réforme de 2026.

Mars 2025 : le premier gros tournant

Un premier changement important avait déjà eu lieu en mars 2025. L’arrêté publié au Journal officiel le 26 mars 2025 avait fait passer le tarif de rachat du surplus de 12,69 c€/kWh à 4 c€/kWh pour les installations résidentielles jusqu’à 9 kWc. Le message était déjà clair : la revente du surplus devenait secondaire.

Pour une installation bien dimensionnée, la priorité n’était plus de produire un maximum pour revendre, mais de produire au bon niveau pour couvrir une partie importante de sa consommation.

Depuis le 5 juin 2026 : le surplus est racheté 1,1 c€/kWh HT

Le nouvel arrêté S21, publié au Journal officiel le 4 juin 2026, fixe le tarif de rachat du surplus à 1,1 c€/kWh HT pour les nouvelles demandes. La prime à l’autoconsommation est supprimée. Pour les installations de 9 kWc ou moins, la vente totale n’est plus le modèle applicable.

Point important : Le tarif applicable dépend de la date de votre Demande Complète de Raccordement (DCR) déposée auprès d’Enedis. Ce n’est pas la date du devis, ni la date de pose. C’est la date du dossier complet de raccordement.

Qu’est-ce que ça change concrètement ?

Prenons un exemple simple avec une installation qui revend 2 000 kWh de surplus par an.

Ancien tarif — 4 c€/kWh Nouveau tarif — 1,1 c€/kWh
2 000 kWh revendus/an 80 €/an 22 €/an
Sur 20 ans 1 600 € 440 €
Différence −58 €/an soit −1 160 € sur 20 ans

La baisse est réelle. Mais dans les faits, elle représente environ 58 € de moins par an. Ce n’est pas négligeable, mais ce n’est pas ce qui fait ou défait la rentabilité d’une installation bien dimensionnée. Parce que chaque kWh autoconsommé évite d’acheter de l’électricité au réseau — et cette économie vaut bien plus qu’un kWh revendu.

Exemple concret — installation 6 kWc en Charente-Maritime

Production annuelle estimée : 7 000 kWh. Taux d’autoconsommation : 70%.

  • 4 900 kWh autoconsommés × 0,25 €/kWh = 1 225 €/an d’économies
  • 2 100 kWh revendus × 0,011 € = 23 €/an de revente

La revente devient presque symbolique. Le vrai gain vient de l’électricité que vous ne payez plus à votre fournisseur. C’est pour ça qu’un projet photovoltaïque doit aujourd’hui être pensé différemment : orientation, puissance, habitudes de consommation, pompe à chaleur, ballon thermodynamique, borne de recharge, batterie physique ou virtuelle.

Batterie physique ou batterie virtuelle : deux approches à étudier

Batterie physique

Installation batterie physique Poly Énergie

Stocke l’électricité produite dans la journée pour l’utiliser le soir. Les prix ont fortement baissé grâce au développement du véhicule électrique. Exemple : 15 kWh de stockage pour environ 2 500 € HT.

Batterie virtuelle

Schéma batterie virtuelle Urban Solar

Pas d’équipement chez vous. Le surplus est injecté sur le réseau et valorisé sous forme de crédit. À analyser avec prudence : abonnement, frais, conditions contractuelles.

Faut-il encore installer des panneaux solaires en 2026 ?

Oui, mais pas n’importe comment. La question n’est plus : “Combien vais-je revendre ?”

La bonne question est : “Combien de kWh vais-je éviter d’acheter chaque année ?”

Un foyer avec une pompe à chaleur, un ballon thermodynamique, une piscine, une climatisation ou une voiture électrique peut encore obtenir un très bon niveau d’économie avec une installation bien pensée. À l’inverse, une installation surdimensionnée avec peu de consommation en journée sera moins intéressante qu’avant.

Vous avez un projet en Charente ou Charente-Maritime ?

Avant de parler panneaux, il faut regarder vos consommations, votre toiture, votre exposition et vos habitudes. Chez Poly Énergie, nous réalisons une simulation photovoltaïque personnalisée pour estimer :

  • Votre production annuelle
  • Votre taux d’autoconsommation
  • Vos économies réelles
  • L’intérêt ou non d’une batterie
  • Le temps d’amortissement de votre installation
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